| |
Son
rôle consistait à surveiller la route
Chambéry-Genève franchissant la gorge
à cet endroit éloigné des ponts
d'Annecy et d'Hauteville.
Malgré les
remaniements, le château conserve les caractéristiques
de l'architecture militaire médiévale.
Au XIIIième siècle, il se présentait
comme une maison-forte, la Tour des religieuses,
isolée sur le piton rocheux et protégée
au nord par la «Grande Fosse», lit du
Fier au quaternaire. C'est du XIVième siècle
que date la tourelle d'angle abritant l'escalier
hélicoïdal à limon suspendu.
Le logis des chevaliers, le logis des comtes, la
courtine et le donjon datent du XVième siècle,
les terrasses et les jardins du XIXième.
Depuis Jean de Montrottier
au XIIIième siècle jusqu'à
l'Académie
Florimontane de nos jours, le château
a appartenu à divers propriétaires
dont les plus notables sont :
Pierre de Menthon,
conseiller et ambassadeur d'Amédée
VIII, premier duc de Savoie (XVième siècle).
Le Général
Guillaume Henri Dufour, citoyen de Genève,
ingénieur, topographe et homme politique
suisse (début XIXième siècle).
La baronne de Rochette
qui réalisa d'importants travaux de reconstruction
et de restauration (milieu XIXième siècle).
Victor Frèrejean,
industriel lyonnais (fin XIXième siècle).
Léon Marès,
prodigieux "collectionneur des collections"
qui, en 1916, légua le domaine à l'Académie
Florimontane, société savante
fondée à Annecy, en 1606, par saint-François
de Sales et son ami le juriste Antoine Favre, père
du grammairien Vaugelas. La visite du château
est possible depuis 1919. |
|